Unité protégée Alzheimer en maison de retraite : à quoi sert-elle, et pour qui ?

Unité de vie protégée, PASA, UHR, accueil de jour : ce qui existe pour un parent atteint de la maladie d'Alzheimer, et les questions à poser.

Unité protégée Alzheimer en maison de retraite : à quoi sert-elle, et pour qui ?

Mis à jour le 3 novembre 2026 par l’équipe Place des Aînés, sous la responsabilité de Yanis BELHAJ, fondateur.

Une unité protégée, que les textes officiels appellent unité de vie protégée, est un petit service à l’intérieur d’une maison de retraite, de dix à vingt résidents. Elle est conçue pour des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, qui présentent des troubles modérés du comportement. On y habite. L’espace est sécurisé pour que l’on puisse y marcher sans se perdre, et l’équipe est formée à ces troubles. Elle se distingue du PASA, où l’on passe seulement la journée, et de l’UHR, réservée aux troubles sévères.

Le résumé en 2 minutes

  • Une unité protégée est un petit service, généralement de dix à vingt résidents, à l’intérieur d’une maison de retraite. Elle accueille des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, avec des troubles modérés du comportement.
  • Le PASA est un lieu de jour dans l’EHPAD ; l’UHR est une unité d’hébergement renforcée, réservée aux troubles sévères du comportement.
  • Tous les résidents atteints de la maladie n’entrent pas en unité protégée : le directeur prononce l’admission après l’avis du médecin coordonnateur.
  • La personne garde son droit d’aller et venir : toute restriction doit être nécessaire, proportionnée, décidée de façon collégiale et écrite dans une annexe au contrat de séjour.
  • Demandez à l’établissement le tarif hébergement de l’unité : nous n’avons trouvé aucun chiffre officiel sur l’écart avec le reste de l’établissement.

1. Unité protégée, PASA et UHR : trois dispositifs différents

L’unité de vie protégée. Votre parent y a sa chambre. Les chambres sont souvent réparties autour d’une salle commune, où l’on partage les repas et les activités. L’architecture est pensée pour les personnes qui déambulent : elle permet de marcher sans se perdre.

Le PASA, pôle d’activités et de soins adaptés. C’est un lieu de jour à l’intérieur de l’EHPAD. Votre parent garde sa chambre habituelle dans l’établissement, et rejoint le PASA en journée, en petit groupe de quatorze résidents au plus, pour des activités construites par un ergothérapeute ou un psychomotricien, avec un psychologue et des assistants de soins en gérontologie (des aides-soignants formés à la maladie d’Alzheimer). Il doit être d’accord pour y participer. La stratégie nationale 2025-2030 vise à généraliser les PASA dans les EHPAD.

L’UHR, unité d’hébergement renforcée. On y habite aussi, jour et nuit, à quatorze résidents en moyenne, mais elle est réservée à des troubles sévères du comportement, qui altèrent la sécurité et la qualité de vie de la personne et des autres résidents. L’équipe y est renforcée. Le séjour n’y est pas forcément définitif : quand les troubles ont diminué, une sortie ou une réorientation se décide en concertation avec la famille, après avis du médecin coordonnateur.

Pour les personnes qui vivent encore chez elles, l’accueil de jour joue un rôle voisin du PASA : voyez hébergement temporaire et accueil de jour.

2. Tous les résidents atteints de la maladie ne vont pas en unité protégée

D’après la stratégie nationale 2025-2030 du gouvernement, 70 à 80 % des résidents d’EHPAD présentent un syndrome démentiel, c’est-à-dire des troubles de la mémoire et du raisonnement qui perturbent la vie quotidienne. Le Service public de l’autonomie précise que tous les EHPAD sont normalement en mesure d’accueillir une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, sous réserve de leurs possibilités d’accueil.

Selon la même source, l’unité est destinée aux personnes dont la maladie est diagnostiquée et qui ont des troubles modérés du comportement, par exemple une personne qui déambule et se désoriente.

3. Qui décide de l’entrée

L’admission dans un EHPAD est prononcée par le directeur, après l’avis du médecin coordonnateur, qui vérifie que l’état de santé de la personne est compatible avec ce que l’établissement sait faire. Les pages officielles que nous avons lues ne donnent pas de critères d’entrée chiffrés en unité protégée. Nous vérifions pour vous, avec l’établissement, comment il décide de l’entrée dans son unité.

Être accompagné : pour savoir quels établissements de votre secteur disposent d’une unité protégée, décrivez la situation de votre parent sur notre formulaire famille. Nous vous conseillons selon ses besoins, son autonomie et son budget. Le service est gratuit pour les familles.

4. Même dans une unité « fermée », la personne garde ses droits

La loi assure à toute personne accueillie en établissement le droit d’aller et venir librement, et son consentement doit être recherché, y compris quand la maladie rend la conversation difficile.

Quand des mesures limitent cette liberté, par exemple une porte à code, elles doivent suivre une procédure précise. Elles sont décidées après examen du résident, de façon collégiale, à l’initiative du médecin coordonnateur. Elles doivent être nécessaires et proportionnées au risque. Elles sont écrites dans une annexe au contrat de séjour. L’établissement doit rechercher le consentement de votre parent pour chaque mesure, et votre parent peut en parler avec sa personne de confiance. L’annexe se révise à tout moment. Demandez à la voir.

Dans une unité protégée, vous pouvez demander s’il existe un jardin accessible dans la journée, comment s’organisent les sorties accompagnées et comment les familles sont accueillies. Depuis la loi du 8 avril 2024, un résident peut recevoir chaque jour la personne de son choix, sans que l’établissement ait à être prévenu, sauf si le résident le souhaite. Le directeur ne peut s’y opposer qu’en cas de menace pour l’ordre public ou, selon le médecin coordonnateur, pour la santé du résident, des autres résidents ou du personnel. Sur le consentement, voyez qui peut donner son consentement pour une admission en maison de retraite.

5. Les questions à poser lors de la visite

  • Combien de résidents vivent dans l’unité, et combien de professionnels sont présents le matin, l’après-midi, la nuit ?
  • L’équipe est-elle dédiée à l’unité, ou tourne-t-elle dans tout l’établissement ?
  • Quelle formation le personnel a-t-il reçue ? Y a-t-il des assistants de soins en gérontologie, un psychologue, un ergothérapeute ou un psychomotricien ?
  • À quoi ressemble une journée, heure par heure ? Demandez le planning.
  • Si l’état de mon parent évolue, reste-t-il dans l’unité ? Qui en décide, et suis-je consulté ?

Puis regardez la vie dans l’unité : comment les résidents se déplacent, comment les chambres sont personnalisées et comment le personnel s’adresse à eux. Les points à regarder dans toute visite d’EHPAD sont détaillés dans visite d’une maison de retraite : que regarder, et quelles questions poser.

6. Le prix

L’Assurance maladie finance les soins de l’établissement, sans les facturer au résident. Les consultations et les médicaments de votre parent dépendent du statut de l’établissement : renseignez-vous lors de la visite. Votre parent paie l’hébergement et la dépendance, comme dans le reste de l’établissement. En Seine-Saint-Denis, pour une personne entrée depuis le 1er juillet 2025, une expérimentation remplace le tarif dépendance par une participation forfaitaire, de 6,16 € par jour en 2026 (CNSA ; Service public de l’autonomie). Demandez si le tarif d’hébergement est différent en unité protégée : nous n’avons trouvé aucun chiffre officiel sur cet écart. Le prix de l’établissement figure sur sa fiche de notre recherche d’établissement quand il est connu, et nous le vérifions avec lui pour vous. Demandez un devis pour l’unité.

En Île-de-France, les prix varient d’un établissement à l’autre, nous l’expliquons dans pourquoi les prix varient autant d’un EHPAD à l’autre. Pour savoir lesquels des établissements de votre secteur disposent d’une unité Alzheimer, d’un PASA ou d’une UHR, nous le vérifions avec l’établissement pour vous : décrivez votre situation sur notre formulaire famille. Sur notre site, plusieurs fiches indiquent une unité de vie protégée, par exemple Le Clos d’Étréchy (91), Les Tisserins, à Évry-Courcouronnes (91) et Brune, à Paris. Nous vérifions pour vous, avec chaque établissement, le fonctionnement de son unité.

7. Ce que Place des Aînés fait pour vous

Pour une unité protégée comme pour tout autre accueil en maison de retraite d’Île-de-France, notre accompagnement suit les mêmes étapes :

  • nous écoutons la situation de votre parent et ce que souhaite votre famille ;
  • nous vous conseillons selon ses besoins de soins et d’accompagnement, son degré d’autonomie, le secteur souhaité, son budget et les aides possibles, sans poser de diagnostic : nous partons de ce que disent son médecin et votre famille ;
  • nous vous proposons une sélection d’établissements adaptés à sa situation ;
  • nous contactons ces établissements pour connaître les disponibilités et les tarifs du jour ;
  • nous organisons les visites des établissements retenus ;
  • nous vous accompagnons jusqu’à l’entrée, et la décision revient à votre parent et à vous.

Notre accompagnement est gratuit pour les familles : les établissements partenaires contribuent à son financement.

Nous continuons d’aller voir les établissements et de rencontrer les équipes, et nous organisons les visites avec vous. Pour en parler, contactez-nous au 07 83 59 98 25. Si vous vous épuisez à tenir à la maison, lisez aussi comment accompagner un parent âgé sans s’épuiser.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une unité protégée Alzheimer en EHPAD ?

Un petit service de dix à vingt résidents à l’intérieur d’une maison de retraite. Les chambres sont souvent réparties autour d’une salle commune, l’espace est sécurisé pour que l’on puisse marcher sans se perdre, et l’équipe est formée aux troubles liés à la maladie d’Alzheimer et aux maladies apparentées.

Peut-on sortir d’une unité protégée ?

Le droit d’aller et venir est inscrit dans la loi. Toute restriction doit être nécessaire, proportionnée, décidée de façon collégiale et écrite dans une annexe au contrat de séjour. Demandez comment s’organisent les sorties accompagnées.

Quelle différence entre PASA, UHR et unité de vie protégée ?

Au PASA, on passe la journée et l’on dort dans sa chambre habituelle de l’EHPAD. En unité de vie protégée, on habite, avec des troubles modérés. En UHR, on habite aussi, mais l’unité est réservée aux troubles sévères du comportement, avec une équipe renforcée.

Vous dirigez un établissement ou un groupe et vous souhaitez recevoir des demandes qualifiées ? Remplissez notre formulaire établissement.

Sources : Portail national pour les personnes âgées · Stratégie nationale maladies neurodégénératives 2025-2030 · Code de l’action sociale et des familles, articles L.311-3, L.311-4-1, L.311-5-2, R.311-0-7, D.312-155-0-1, D.312-155-0-2 et D.312-158 · loi n° 2024-317 du 8 avril 2024 · CNSA, Repères statistiques n° 27 (mars 2026) · Service-Public.

Contact : 07 83 59 98 25, ou décrivez votre situation sur notre formulaire famille. Nous vous accompagnons de la première question jusqu’à l’entrée.

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