Mis à jour le 3 novembre 2026 par l’équipe Place des Aînés, sous la responsabilité de Yanis BELHAJ, fondateur.
Trois solutions permettent à un aidant de souffler sans que son parent quitte définitivement son domicile. L’hébergement temporaire accueille votre proche pour une courte durée dans un établissement. L’accueil de jour le reçoit une à plusieurs journées par semaine. Le relais à domicile fait venir un professionnel chez lui pendant votre absence. Les trois peuvent être financés par l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), versée par le département. Une aide au répit peut s’y ajouter, sous conditions, jusqu’à 583,52 € par an en 2026.
Le résumé en 2 minutes
- Trois solutions permettent à un aidant de souffler : l’hébergement temporaire, l’accueil de jour et le relais à domicile.
- Les trois peuvent être financés par l’APA, versée par le département. Quand le plafond du plan d’aide est atteint, une aide au répit peut s’y ajouter, jusqu’à 583,52 € par an en 2026, sous conditions.
- Pour que l’APA finance l’accueil de jour, il doit figurer dans le plan d’aide : parlez-en lors de l’évaluation ou d’un réexamen.
- En sortie d’hospitalisation, un hébergement temporaire de trente jours au plus existe dans certains EHPAD ; il n’est pas proposé partout.
- Le congé de proche aidant et l’allocation journalière du proche aidant (66,64 € par jour en 2026, 66 jours au plus par proche aidé) existent aussi, sous conditions.
En 2021, 9,3 millions de personnes en France déclaraient apporter une aide régulière à un proche en situation de handicap ou de perte d’autonomie, selon la DREES, le service statistique des ministères sociaux. Parmi les 55 à 64 ans, près d’une personne sur quatre se déclarait proche aidant. Quand une famille nous contacte pour son parent, nous lui demandons aussi comment elle va, elle.
1. L’hébergement temporaire : un séjour de courte durée
Votre proche s’installe pour une durée limitée dans un EHPAD (maison de retraite médicalisée), une résidence autonomie, une résidence seniors ou chez un accueillant familial. Il a sa chambre, prend ses repas avec les autres, bénéficie des soins si l’établissement est médicalisé, puis rentre chez lui.
On y a recours notamment dans ces situations :
- vous partez ou vous êtes hospitalisé ;
- votre proche sort de l’hôpital et ne peut pas rentrer tout de suite ;
- il traverse une période difficile, comme un deuil ;
- des travaux d’adaptation sont en cours dans son logement.
Le prix. C’est celui de l’établissement, à la journée. Pour savoir si une maison de retraite de votre secteur accueille en hébergement temporaire, et à quel tarif, nous le vérifions avec elle pour vous : décrivez votre besoin sur notre formulaire famille, ou parcourez les établissements de votre secteur.
La durée. Le séjour s’adapte au besoin : quelques jours, une semaine tous les deux mois, ou une période continue. Une circulaire de 2011 recommande de ne pas dépasser 90 jours sur douze mois, et un financeur peut fixer sa propre limite : la Ville de Paris, par exemple, limite son aide sociale à l’hébergement temporaire à trois mois cumulés par période de douze mois.
Les aides. L’APA à domicile peut inclure tout ou partie du séjour dans le plan d’aide. Quand le plafond du plan est atteint, l’aide au répit peut ajouter jusqu’à 583,52 € par an. Dans un établissement habilité, l’aide sociale peut intervenir sous conditions ; un parent venu d’un autre département reste en général rattaché à celui où il habitait avant d’entrer (article L122-2 du code de l’action sociale et des familles). Les caisses de retraite et certaines mutuelles complètent parfois.
L’essai. Un séjour de courte durée peut aussi servir d’essai : un parent qui refuse l’idée d’une maison de retraite peut voir à quoi ressemble une journée, sans rien décider.
Notre page Court séjour et répit pour l’aidant liste les points à préciser avant de choisir.
2. L’accueil de jour : une à plusieurs journées par semaine
L’accueil de jour s’adresse à des personnes qui vivent chez elles, principalement atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, et aussi en perte d’autonomie physique. Il se trouve dans un centre dédié ou dans un espace dédié d’un EHPAD.
Des activités variées sont proposées, et les personnes accueillies déjeunent sur place. Votre proche y renoue des liens et entretient ses capacités. Pour vous, c’est du temps libéré dans la journée.
Le transport. Soit la structure l’organise, soit un forfait transport vous est versé ou déduit du tarif, dans la limite d’un plafond annuel.
Le prix et les aides. Le tarif journalier est arrêté chaque année par le département. L’APA à domicile peut le couvrir en tout ou partie, et l’aide au répit peut s’y appliquer aussi. Pour que l’APA le prenne en charge, il doit figurer dans le plan d’aide : parlez-en lors de l’évaluation ou d’un réexamen. Vous pouvez aussi demander à l’équipe médico-sociale de prendre en compte votre besoin de repos.
Être accompagné : pour savoir quelle solution de répit existe près de chez votre proche, décrivez sa situation sur notre formulaire famille. Nous vous conseillons selon ses besoins, son autonomie et son budget. Le service est gratuit pour les familles.
3. Le relais à domicile : quelqu’un vient chez votre parent
Un professionnel vous remplace à la maison pendant votre absence, en journée, la nuit, ou vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Votre proche garde ses repères.
Longtemps resté à l’état d’expérimentation, ce relais de longue durée, que l’on appelle aussi relayage ou baluchonnage, a été inscrit dans la loi du 15 novembre 2024. Un décret du 19 août 2025 permet à un même professionnel de rester jusqu’à six jours de suite auprès d’une personne dont les fonctions mentales, psychiques ou cognitives sont altérées, avec des troubles du comportement. Chaque établissement ou service doit recevoir l’accord de son autorité de contrôle : l’offre dépend de ce qui a été autorisé près de chez vous.
Pour des relais plus courts, les services d’aide à domicile classiques interviennent déjà, et l’APA peut les financer. Vous pouvez faire une demande d’aide à domicile en Île-de-France sur notre site.
4. Après une hospitalisation : trente jours pour organiser la suite
Quand un parent âgé sort de l’hôpital sans pouvoir rentrer chez lui tout de suite, des places d’hébergement temporaire en sortie d’hospitalisation existent dans certains EHPAD. Le séjour dure trente jours au plus, et ce qui reste à payer est plafonné au niveau du forfait hospitalier, le reste étant pris en charge par l’agence régionale de santé, dans la limite d’un plafond par jour.
En Île-de-France, l’ARS indique financer 220 places, recentrées sur 38 structures, des EHPAD et des unités de soins de longue durée. En Seine-et-Marne, tous les EHPAD et unités de soins de longue durée peuvent potentiellement accueillir ces séjours, sur leurs places disponibles. On n’y entre pas par une demande directe : selon les territoires, c’est le service hospitalier, la filière gériatrique ou un dispositif d’appui à la coordination qui oriente. Posez la question au service hospitalier dès que la date de sortie est évoquée.
5. Vos droits à vous, l’aidant
- Le droit au répit. Si votre proche touche l’APA, que son plan d’aide a atteint son plafond, que votre présence lui est indispensable et que personne de l’entourage ne peut vous remplacer, l’équipe médico-sociale peut majorer ce plan, jusqu’à 583,52 € par an en 2026, pour financer un accueil de jour, un hébergement temporaire ou un relais.
- Si vous êtes hospitalisé. Une majoration ponctuelle, jusqu’à 1 159,32 € en 2026, peut financer la prise en charge de votre proche pendant votre hospitalisation. Pour une opération programmée, la demande se fait au département au moins un mois avant.
- Le congé de proche aidant. Jusqu’à trois mois, sauf autre durée prévue par une convention ou un accord collectif, renouvelables dans la limite d’un an sur toute la carrière, si votre proche touche l’APA avec un classement de GIR 1 à 4 (les quatre niveaux de perte d’autonomie les plus forts de la grille AGGIR), ou s’il a un taux d’incapacité d’au moins 80 %. Il peut être pris par périodes ou à temps partiel avec l’accord de l’employeur.
- L’allocation journalière du proche aidant. Elle indemnise ce congé : 66,64 € par jour en 2026, dans la limite de 66 jours par proche accompagné, versés par la caisse d’allocations familiales (CAF) ou la Mutualité sociale agricole (MSA).
- Les plateformes d’accompagnement et de répit. Elles écoutent, informent, forment et orientent les aidants. L’information y est gratuite. Le centre communal d’action sociale (CCAS) ou la mairie de votre commune peut vous orienter vers le bon service ; vous pouvez aussi décrire votre situation sur notre formulaire famille.
Notre page Vos droits d’aidant : par où commencer reprend ces dispositifs. Sur la fatigue de l’aidant, nous avons écrit comment accompagner un parent âgé sans s’épuiser.
6. Ce que Place des Aînés fait pour vous
Pour un hébergement temporaire, un accueil de jour ou une aide à domicile en Île-de-France, notre accompagnement suit les mêmes étapes :
- nous écoutons la situation de votre proche et ce que souhaite votre famille ;
- nous vous conseillons selon ses besoins de soins et d’accompagnement, son degré d’autonomie, le secteur souhaité, son budget et les aides possibles, sans poser de diagnostic : nous partons de ce que disent son médecin et votre famille ;
- nous vous proposons une sélection d’établissements adaptés à sa situation ;
- nous contactons ces établissements pour connaître les disponibilités et les tarifs du jour ;
- nous organisons les visites des établissements retenus ;
- nous vous accompagnons jusqu’à l’entrée, et la décision revient à votre proche et à vous.
Notre accompagnement est gratuit pour les familles : les établissements partenaires contribuent à son financement.
Les fiches du Domaine de la Chalouette, à Morigny-Champigny (91) et du Clos d’Étréchy (91) indiquent un hébergement temporaire : ce qu’ils proposent, et à quel tarif, nous le vérifions avec eux pour vous.
Questions fréquentes
Comment faire accueillir mon parent quelques jours pour partir en vacances ?
Par un hébergement temporaire, en maison de retraite, en résidence ou chez un accueillant familial. Si votre parent touche l’APA, signalez le projet au département pour qu’il entre dans le plan d’aide.
Qu’est-ce que le droit au répit, et à qui en parler ?
C’est une majoration du plan d’aide APA de votre proche, jusqu’à 583,52 € par an en 2026, quand votre présence lui est indispensable, que personne de l’entourage ne peut vous remplacer et que son plan est déjà au plafond. L’équipe médico-sociale du département peut la prévoir lors de l’évaluation à domicile.
Vous dirigez un établissement ou un groupe et vous souhaitez recevoir des demandes qualifiées ? Écrivez-nous sur notre formulaire établissement.
Sources : Portail national pour les personnes âgées · Service-Public · DREES, Études et Résultats n° 1255 (février 2023) · loi n° 2024-1028 du 15 novembre 2024 · décret n° 2025-827 du 19 août 2025 · ARS Île-de-France · Ville de Paris · circulaire DGCS du 29 novembre 2011 · Code de l’action sociale et des familles, article L122-2.
Contact : 07 83 59 98 25, ou décrivez votre situation sur notre formulaire famille. Nous vous accompagnons de la première question jusqu’à l’entrée.
