Comment préparer les dix prochaines années quand on a 60 ans ?

À 60 ans, anticiper permet de rester libre et serein plus longtemps. Santé, logement, finances, lien social : les clés pour préparer les années à venir.

Comment préparer les dix prochaines années quand on a 60 ans ?

D’après l’expérience de Yanis BELHAJ, fondateur de Place des Aînés. Mis à jour le 6 octobre 2026.

Le résumé en 2 minutes

  • Préparer l’avenir à 60 ans, c’est agir sur quatre terrains : le logement, la santé, les ressources et les liens sociaux.
  • Un diagnostic du logement et quelques aménagements réduisent le risque de chute ; MaPrimeAdapt’, versée par l’Anah, peut financer une partie des travaux, selon l’âge, les ressources et la nature des travaux.
  • Faire le point sur ses ressources et ses contrats, dont la mutuelle et la prévoyance dépendance.
  • Dire à ses proches ce que l’on souhaite et désigner une personne de confiance.
  • Visiter, sans engagement, une résidence des environs, simplement pour savoir ce qui existe.

En agissant pendant que tout va bien, sur quatre terrains : le logement, la santé, les ressources et les liens sociaux. C’est la période où l’on décide encore librement.

Une décision préparée à 60 ans laisse le temps de comparer.

Le logement, à adapter avant d’en avoir besoin

Escaliers raides, salle de bain glissante, éclairage faible : un diagnostic du logement et quelques aménagements réduisent le risque de chute. Barres d’appui, douche de plain-pied, meilleur éclairage, détecteurs. MaPrimeAdapt’, versée par l’Agence nationale de l’habitat (Anah), peut financer une partie de ces travaux, selon l’âge, les ressources et la nature des travaux. Certaines caisses de retraite et collectivités locales peuvent aussi proposer une aide.

C’est aussi le moment de regarder, sans engagement, ce qu’offrent les solutions collectives : résidence seniors, habitat partagé, colocation intergénérationnelle. Cela permet de savoir ce qui existe près de chez soi. Vous pouvez les parcourir sur notre page Trouver un établissement senior en Île-de-France, et les différences entre ces formules sont expliquées dans EHPAD, résidence seniors, habitat partagé.

La santé, un capital qui s’entretient

Un bilan chez le médecin traitant, une activité physique régulière et douce, une alimentation équilibrée : les sources officielles citent le suivi médical, l’activité physique et la nutrition parmi les moyens de préserver son autonomie. Votre médecin traitant peut adapter ces habitudes à votre situation.

La vie sociale et la curiosité comptent aussi : apprendre encore, s’investir dans le bénévolat, entretenir ses passions.

La grille AGGIR évalue l’autonomie en six niveaux, de GIR 1 (dépendance lourde) à GIR 6 (autonomie conservée). Notre article sur la grille AGGIR et le GIR en explique le fonctionnement : c’est le vocabulaire que vous emploierez le jour où il faudra parler d’aides.

Les ressources, à mettre à plat une fois pour toutes

Faire le point sur sa pension de retraite, ses charges fixes et son épargne de précaution donne une photographie honnête. C’est aussi l’âge où l’on regarde ce que couvrent réellement sa mutuelle et son éventuel contrat de prévoyance dépendance.

Anticiper, c’est enfin dire à ses proches ce que l’on souhaite : rester chez soi le plus longtemps possible, ou pas ; désigner une personne de confiance ; savoir qui décidera si l’on ne peut plus. Ce que recouvre juridiquement cette question est détaillé dans qui peut donner son consentement pour une admission.

Sur le coût des solutions et les aides mobilisables, notre article sur les aides financières donne les ordres de grandeur, et notre simulateur d’aides et de reste à charge estime le budget d’un mois en maison de retraite médicalisée (EHPAD).

Les liens sociaux, à entretenir

Les sources officielles rangent aussi la lutte contre l’isolement parmi les moyens de préserver son autonomie. Un café hebdomadaire, un appel régulier, un club, une association, un engagement bénévole : ces habitudes entretiennent le lien.

Une résidence seniors propose à des personnes autonomes un environnement sécurisé, des services collectifs et des animations.

À faire dès cette année

Un bilan de santé complet. Un diagnostic du logement, même informel, pièce par pièce. Un point écrit sur les ressources et les contrats. Une conversation avec ses enfants sur ce que l’on souhaite, avant que la question ne se pose dans l’urgence. Et une visite, sans engagement, d’une résidence des environs, simplement pour savoir.

Aucun de ces gestes n’engage à quoi que ce soit, et tous aident à décider plutôt qu’à subir. Si vous voulez en parler, nous commençons par écouter, et le maintien à domicile fait partie des options que nous regardons.

Notre page Bien vieillir chez soi : six repères propose un premier pas pour chacun de ses six repères.

Questions fréquentes

À quel âge faut-il commencer à préparer sa perte d’autonomie ?

Il n’y a pas d’âge officiel. La période autour de 60 à 65 ans est favorable : on décide encore librement et l’on a le temps de comparer les solutions sans pression.

Quelles aides pour adapter son logement ?

Des aides existent pour l’adaptation du logement au vieillissement, notamment MaPrimeAdapt’ de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), certaines caisses de retraite et, selon les cas, certains départements. Les conditions dépendent de l’âge, des ressources et de la nature des travaux. Pour savoir lesquelles correspondent à votre situation, écrivez-nous par le formulaire famille. Les interlocuteurs de ces aides sont l’Anah, votre caisse de retraite et, selon les cas, votre département.

Une résidence seniors, est-ce réservé aux personnes dépendantes ?

Non. Une résidence seniors accueille des personnes autonomes ou relativement autonomes, dans des logements privatifs, avec des services collectifs comme la restauration, le ménage ou les animations. Les personnes qui ont besoin d’aide et de soins au quotidien sont accueillies en EHPAD, la maison de retraite médicalisée.

Faut-il souscrire une assurance dépendance ?

C’est un choix personnel qui dépend de votre patrimoine, de vos revenus et de vos protections existantes. Avant de souscrire, relisez votre mutuelle et vos contrats de prévoyance : une couverture dépendance peut déjà y figurer.

Ce que Place des Aînés peut faire pour vous

Place des Aînés accompagne gratuitement les familles et les aidants d’Île-de-France dans leur recherche d’un hébergement senior ou d’une aide à domicile pour un proche âgé. Décrivez votre situation sur notre formulaire famille, ou contactez-nous au 07 83 59 98 25. Vous pouvez aussi parcourir les établissements de votre secteur.

Vous dirigez un établissement ou un groupe et vous souhaitez recevoir des demandes qualifiées ? Écrivez-nous sur notre formulaire établissement.

Sources : Portail national pour les personnes âgées · Agence nationale de l’habitat (Anah) · CNSA.

‍