Mis à jour le 23 octobre 2026 par l’équipe Place des Aînés, sous la responsabilité de Yanis BELHAJ, fondateur.
La résidence autonomie, autrefois appelée foyer logement, est un ensemble de logements privatifs avec des services collectifs, pour des personnes de plus de 60 ans autonomes ou relativement autonomes, classées en GIR 5 ou 6 (le GIR mesure l’autonomie, de 1 pour une personne dépendante à 6 pour une personne autonome). Selon l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales, rapport publié le 11 mai 2026), le loyer mensuel moyen en 2025 est d’environ 870 € pour un T1 bis (un studio) et de 1 040 € pour un T2 (deux pièces), avec de forts écarts d’une résidence à l’autre.
L’article couvre les conditions d’entrée, les services, la facture et la démarche en Île-de-France. Règles et montants relus le 12 octobre 2026.
Le résumé en 2 minutes
- Public : plus de 60 ans, classé au maximum en GIR 5 ou 6, avec des dérogations possibles dans des proportions limitées.
- Le logement est privatif ; repas, blanchisserie, animations et alerte 24 h sur 24 sont proposés, au choix du résident.
- Loyer mensuel moyen en 2025 : environ 870 € pour un T1 bis, 1 040 € pour un T2 (IGAS, mai 2026).
- Aides : aide au logement (APL ou ALS), aide sociale à l’hébergement dans les résidences habilitées (36 % des places en 2023), allocation personnalisée d’autonomie (APA) à domicile en GIR 1 à 4.
- Contrat de séjour : rétractation sous quinze jours, puis résiliation avec huit jours de préavis.
Le public de la résidence autonomie
Ces résidences accueillent des personnes âgées autonomes ou relativement autonomes, seules ou en couple, qui ne peuvent plus ou ne souhaitent plus vivre chez elles et cherchent un loyer modéré.
Deux critères d’admission, selon la fiche officielle du Service public de l’autonomie (mise à jour le 13 juin 2025) :
- Avoir plus de 60 ans. Une dérogation existe, dans des proportions limitées, pour des personnes plus jeunes ou en situation de handicap.
- Être classé au maximum en GIR 5 ou 6. Une dérogation est parfois possible pour une perte d’autonomie un peu plus importante.
Pour un couple qui entre en même temps, les deux conjoints doivent les remplir. Le classement s’explique dans les GIR et la grille AGGIR.
Quand l’autonomie baisse
En principe, la résidence autonomie ne reçoit pas les personnes qui ont des besoins importants en soins médicaux ou en aide pour les gestes du quotidien. Les soins courants viennent souvent d’intervenants extérieurs (médecins, infirmiers libéraux, services de soins infirmiers à domicile).
Le code de l’action sociale et des familles permet d’admettre, à titre dérogatoire, des résidents classés en GIR 1 à 4, si le projet de la résidence le prévoit et si elle a signé des conventions de partenariat, d’une part avec une maison de retraite médicalisée (EHPAD, établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), d’autre part avec un service autonomie à domicile, un centre de santé ou un établissement de santé. Depuis le décret du 7 février 2025, en vigueur le 10 février 2025, une résidence accueille au plus 20 % de résidents classés en GIR 1 à 3, sur sa capacité autorisée, seuil qui peut être dépassé temporairement quand l’état de résidents déjà installés évolue.
Le contrat de séjour indique les conditions d’accueil d’un résident dont l’autonomie diminue : c’est la clause à lire.
Ce que la résidence autonomie propose
Un logement à soi. Studios, deux-pièces, rarement trois-pièces, avec les meubles du résident : c’est sa résidence principale. La résidence compte en moyenne une cinquantaine de résidents et est souvent gérée par une structure publique ou à but non lucratif.
Des prestations minimales que la résidence doit proposer :
- un logement privatif, avec téléphone et télévision, et des locaux collectifs entretenus ;
- des actions de prévention de la perte d’autonomie (prévention des chutes, nutrition, mémoire, sommeil) ;
- des animations et des activités à l’extérieur ;
- un service de restauration, un service de blanchisserie et l’accès à internet ;
- un dispositif qui permet au résident de se signaler 24 h sur 24.
Le résident choisit celles qu’il utilise. Demandez comment l’alerte fonctionne la nuit. La prévention est financée en partie par le forfait autonomie, que le département verse à la résidence : 350 € par place et par an en moyenne en 2025, selon l’IGAS.
Le coût d’une résidence autonomie
La facture comprend la redevance, qui équivaut au loyer et aux charges, et le prix des prestations que le résident choisit. Dans une résidence habilitée à l’aide sociale, le département fixe le loyer, les charges et les prestations minimales ; sans habilitation ni convention APL, les prix sont libres à la signature du contrat de séjour.
Repères nationaux pour 2025 (IGAS, 11 mai 2026, d’après les prix transmis à la CNSA) :
- Loyer moyen d’un T1 bis Montant mensuel : environ 870 €
- Loyer moyen d’un T2 Montant mensuel : environ 1 040 €
- Écart des loyers d’un T1 bis Montant mensuel : de moins de 250 € à plus de 2 500 €
Ce sont des moyennes nationales, et le rapport ne précise pas les charges ou les prestations comprises dans ces loyers. Le prix d’une résidence se demande à la résidence, avec le détail de la redevance.
À l’entrée, la résidence peut demander un dépôt de garantie, limité à une redevance mensuelle et restitué dans les 30 jours après le départ, voire une caution solidaire des obligés alimentaires (les enfants, par exemple).
Pour chercher une résidence autonomie adaptée à votre proche, décrivez sa situation sur notre formulaire famille.
Les aides qui peuvent réduire la facture
L’aide au logement. Le résident demande soit l’APL (aide personnalisée au logement), soit l’ALS (allocation de logement sociale), pas les deux. L’APL suppose une résidence conventionnée, l’ALS une résidence qui ne l’est pas. Les ressources sont plafonnées. La demande se fait auprès de la CAF (caisse d’allocations familiales) ou de la MSA (mutualité sociale agricole).
L’aide sociale à l’hébergement (ASH). Le département peut la verser aux personnes dont les ressources sont inférieures au coût d’hébergement, dans une résidence habilitée à recevoir des bénéficiaires de l’aide sociale : 36 % des places en 2023, d’après l’enquête de la DREES (service statistique des ministères sociaux) citée par l’IGAS. Il faut avoir plus de 65 ans (60 ans en cas d’inaptitude au travail). Le département paie la différence entre la facture et la contribution de la personne, voire de ses obligés alimentaires (l’obligation d’aider un proche dans le besoin). C’est une avance, récupérable sous conditions du vivant de la personne ou à son décès. Le dossier se dépose au CCAS (centre communal d’action sociale) ou à la mairie. Voir l’aide sociale à l’hébergement.
L’APA (allocation personnalisée d’autonomie). La résidence autonomie fait partie des lieux de vie qui ouvrent droit à l’APA à domicile : un résident classé en GIR 1 à 4 peut la demander au département, celui de son ancien lieu de résidence. Au 1er janvier 2026, le plan d’aide mensuel est plafonné de 811,52 € (GIR 4) à 2 080,33 € (GIR 1) ; la participation du résident dépend de ses ressources. Voir l’APA à domicile et en établissement.
Résidence autonomie, résidence senior, EHPAD : l’essentiel
- Public Résidence autonomie : Plus de 60 ans, GIR 5 ou 6. Résidence senior : Autonomes ou relativement autonomes. EHPAD (maison de retraite) : Perte d’autonomie, soins quotidiens
- Statut Résidence autonomie : Contrat de séjour. Résidence senior : Bail de location. EHPAD (maison de retraite) : Contrat de séjour
- Prix mensuel Résidence autonomie : Loyer moyen 2025 : environ 870 € (T1 bis), 1 040 € (T2). Résidence senior : Loyer au prix du marché. EHPAD (maison de retraite) : Chambre seule, moyenne 2024 : 2 164 € (place habilitée à l’aide sociale), 3 128 € (non habilitée)
- Aide sociale Résidence autonomie : Si la résidence est habilitée. Résidence senior : Non. EHPAD (maison de retraite) : Si l’établissement est habilité
Prix en EHPAD : moyennes nationales 2024 de la CNSA (mars 2026), avant aides, pour une chambre seule qui inclut logement et dépendance. Notre simulateur de budget distingue, pour un EHPAD, les frais, l’APA estimée et les aides déjà accordées. Suite : EHPAD, résidence senior, habitat partagé : quelles différences et que faire si un parent ne peut plus rester seul.
Comment faire une demande en Île-de-France
- Repérez les résidences de la commune sur notre page des résidences autonomie d’Île-de-France et dans notre liste d’établissements, filtrable par type « Résidence autonomie ». Fiches référencées : Les Ursulines à Poissy, Blanche de Castille à Melun, Bernardin-de-Saint-Pierre à Corbeil-Essonnes et Ambroise-Croizat à Argenteuil.
- Contactez la résidence ou son gestionnaire, parfois le CCAS. Le dossier de demande et les conditions varient. À Paris, selon la page de la Ville mise à jour le 11 septembre 2026, il faut avoir 60 ans ou plus, ne plus exercer d’activité professionnelle (sauf dérogation) et être domicilié à Paris depuis au moins trois ans (ou y avoir vécu dix ans et l’avoir quitté depuis moins de trois ans) ; les candidats non parisiens ne sont pas acceptés.
- Visitez avec votre proche. Demandez le détail de la redevance, l’habilitation à l’aide sociale, le conventionnement APL et ce qui est prévu si l’autonomie baisse.
- Lisez le contrat de séjour. Il est signé dans le mois qui suit l’admission. Le résident peut se rétracter dans les quinze jours, puis le résilier à tout moment par écrit, avec huit jours de préavis.
Les délais d’attente varient d’une résidence à l’autre ; ils se demandent à la résidence, en même temps que le prix.
Questions fréquentes
Quelle différence entre une résidence autonomie et un foyer logement ?
Aucune : le foyer logement est l’ancien nom de la résidence autonomie.
Combien coûte une résidence autonomie par mois ?
Selon l’IGAS (mai 2026), le loyer mensuel moyen en 2025 est d’environ 870 € pour un T1 bis et de 1 040 € pour un T2, avec de forts écarts.
À partir de quel âge entre-t-on en résidence autonomie ?
Il faut avoir plus de 60 ans, avec une dérogation possible pour des personnes plus jeunes ou en situation de handicap (fiche officielle mise à jour le 13 juin 2025).
Peut-on entrer en résidence autonomie avec une perte d’autonomie ?
Le critère général est le GIR 5 ou 6. Une résidence peut admettre, à titre dérogatoire, des personnes en GIR 1 à 4, si son projet le prévoit et si elle a signé les conventions requises.
Sources
- Service public de l’autonomie (site Pour les personnes âgées), pages « Les résidences autonomie, pour qui ? », « Comprendre sa facture en résidence autonomie », « Le contrat de séjour en résidence autonomie », « Quelles garanties demandées pour entrer en résidence autonomie ? », « Les aides financières en résidence autonomie », « L’aide sociale à l’hébergement (ASH) en établissement », « Ce qui change au 1er janvier 2026 » (mises à jour du 13/06/2025 au 09/04/2026).
- IGAS et IGEDD, rapport sur les diverses formes d’habitat partagé adapté au vieillissement (tomes 1 et 2, qui citent la DREES), publié le 11 mai 2026.
- CNSA, Repères statistiques n° 27, mars 2026, prix en EHPAD en 2024.
- Légifrance : code de l’action sociale et des familles, articles L. 313-12, D. 313-15 et D. 313-24-1 ; décret n° 2025-116 du 7 février 2025.
- Service-Public : « Allocation personnalisée d’autonomie (Apa) » (1er juin 2026) et « Aide personnalisée au logement (APL) » (1er juillet 2026).
- Ville de Paris : « Logement et seniors » (mise à jour le 11/09/2026).
Toutes ces sources ont été consultées le 12 octobre 2026.
Contact : 07 83 59 98 25, ou décrivez votre situation sur notre formulaire famille.
